Tuesday, July 17, 2007

Le non droit de propriété

David Abiker a une réflection intéressante sur la mise en place à Paris du nouveau système de location de vélo, Vélib, système qui existe dans ma chère ville de Lyon depuis déja 2 ans et qui s'appelle Velo'v. La réflection porte sur le plaisir de la non possession du vélo qu'on loue pour se déplacer en ville. Bien vu l'histoire du plaisir, je m'en réjouis tous les jours à Lyon:) Mais en jugeant selon l'expérience lyonnaise, cette forme de non possession se transforme chez certains en liberté de rendre le vélo dans n'importe quel état de dégradation, du moindre au plus avancé. Mais bon, ce n'est pas ce côté sombre de la situation dont je voulais vous parler, mais plutôt de l'extrapolation marrante que David Abiker fait sur d'autres formes de non possession :

"Imaginez des chaussures. Je fais Etoile - Concorde en babouches puis Condorde - Chatelet en Santiags ! J’entame un sandwish au jambon à Montparnasse. J’en laisse la moitié à Saint-Germain que j’échange contre un demi-pot de Maronsuis ! Pourquoi ne pas appliquer le même système à l’amitié ? J’ai devisé de concert avec Jean-Pierre entre Nation et Bastille. Ensuite, j’ai eu envie de faire l’amour. J’ai laissé Jean-Pierre très en verve ce jour-là à Tim, un prof’ de lettres américain de passage à Paris en échange de Cindie, une californienne qui avait envie d’un petit câlin avec un français également circoncis. J’ai laissé Cindie (ivre de plaisir, évidemment) à Kléber contre un litre d’eau minérale et une bonne clope. Et j’ai aussi repris un Vélib’."