Thursday, June 14, 2007

Nicolas Sarkozy la G8

Tot pe acelasi subiect despre care am mai vorbit aici si aici, am gasit primul si cred singurul comentariu inteligent despre prestatia presedintelui Nicolas Sarkozy la conferinta de presa tinuta la G8. Le jour ou Sarkozy était "à côté de la plaque" in Courrier International. Nicolas Sarkozy nu era deloc sub influenta alcoolului, era euforic constientizand ca e prezent printre mai marii lumii, in fata unei audiente careia ii desfasura agenda personala mai degraba in calitate de om politic si nu in calitate de presedinte al Frantei. Nu vorbea Franta, vorbea Nicolas Sarkozy.

Le malaise venait du ton. Je l'ai dit dès la fin de la conférence à mon collègue Yves Petignat, aussi sur place pour couvrir le G8. L'hôte de l'Elysée était euphorique. Il planait. Au point de nous prévenir qu'il avait "gardé son calme" devant Poutine. Au point de demander, devant ses conseillers un tantinet éberlués, "si la diplomatie française peut lui accorder un peu de marge de manœuvre"… Ce Nicolas Sarkozy paraissait éberlué, bluffé, étonné lui-même d'être enfin là, dans ce "saint des saints" de la puissance mondiale. "Dans ce G8, on n'a pas une seconde, on court de réunion en réunion", a-t-il poursuivi. Regards déconcertés des confrères. Ce président-là ressemblait à un grand ado un peu perdu, sortant de sa pochette-surprise ses propositions pour sauver le monde : moratoire de six mois sur le Kosovo, annonce d'une prochaine visite au Royaume-Uni pour convaincre Gordon Brown de soutenir son "traité simplifié"…

Je l'ai, pour tout dire, vraiment trouvé à côté de la plaque. Pas alcoolisé. Plutôt survitaminé. Comme dopé. Quelque chose sonnait faux dans ses mots. Il n'était pas ce soir-là le chef de l'Etat français. Il était "Sarko" : cet énergique politicien qui vous veut du bien, vous sourit mécaniquement, est bourré de tics et ramène tout à lui : la victoire arrachée à Bush sur le climat, l'arrêt des souffrances au Darfour… Je l'ai suivi en campagne électorale, avec le correspondant du Temps à Paris Sylvain Besson. Il est comme ça. Il lui faut du pathos, de l'adhésion, une bonne dose de "Je", de "moi".